CMS et e-commerce : un mariage de raison ?

Les besoins de coupler des dimensions d’e-commerce et de gestion de contenu proviennent souvent de deux logiques concurrentes : un portail éditorial, déjà riche, qui souhaite disposer de moyens supplémentaires pour monétiser son contenu ou exploiter plus directement son audience, ou sinon, un portail e-commerce, qui, pour des besoins de référencement, de fidélisation consommateur, … souhaite développer une partie éditoriale et pourquoi pas interactive.

Au démarrage, on recommande souvent pour des boutiques au business « traditionnel », de lancer un blog en même temps qu’une solution Ecommerce. Très souvent, soit l’Ecommerçant utilise un module de blog proposé par sa solution d’Ecommerce, ou sinon, il utilise rapidement une solution de gestion de contenu comme WordPress. C’est un moyen simple et efficace de « story-telling » et en même temps un outil de référencement et d’animation des réseaux sociaux s’il est bien alimenté.

Dans le cas de « business model » un peu particuliers, il peut être intéressant d’exploiter un framework et ainsi développer entièrement tous les processus de vente et d’animation éditoriale alors que le fonctionnement de certaines parties du projet pourraient être gérés par des solutions pré-existantes.

Le choix de coupler CMS + Ecommerce est souvent issus du constat précédent : pourquoi redévelopper des fonctionnalités qui existent ailleurs, et comment répondre à des besoins plus complexes d’animation de contenu : multiplication des gabarits, des supports, des interactions avec l’utilisateur, …

Voici quelques exemples de démarches qu’il n’est pas possible de mettre en place (simplement) avec deux solutions mises « côte à côte »

  • Mise en avant de contenus dont les thématiques sont rattachées dynamiquement au produit en cours de visualisation,
  • Moteur de recherche combinant une recherche à la fois sur les produits et les contenus éditoriaux,
  • Besoins de vente en ligne sur des produits dématérialisés qui « exploitent » justement du contenu (par exemple des revues juridiques, des sites Internet de téléchargement, …),
  • Volonté de disposer d’un compte utilisateur unique, à la fois pour la boutique et les fonctionnalités éditoriales / interactives du portail,
  • Fonctionnalités interactives fortes et nécessitant une production de contenu conséquente : forums, faq, chat, …
  • Fonctions de « gamification », faisant intervenir à la fois des éléments propres à la vente en ligne et exploitant des principes de «gestion de profil » plus traditionnellement dévolus à des CMS,
  • Gestion avancée des descriptions produit, impliquant des workflows de relecture et de production avec différents producteurs de contenu,
  • Etc.

Pour toutes ces questions, le graal était jusqu’il y a peu de « construire le mouton à 5 pattes », c’est-à-dire marier une super solution de CMS et une super solution d’Ecommerce pour exploiter le meilleur des deux. Mais de telles approches sont complexes :

  • Il faut identifier précisément le périmètre fonctionnel et technique de chacune d’entre elle : le CMS ne ferait que le front-office et l’e-commerce le Back-office ? ou y aurait-il deux front-office avec un super SSO pour garantir la continuité de connexion ?
  • Quelle solution fait quoi dans le parcours client ?
  • Comment gérer des montées de version désynchronisées et des modes de mise en production dissemblables ?
  • Comment ne pas payer deux fois une évolution fonctionnelle (à la fois sur le CMS et l’Ecommerce ?)

Jusqu’en 2011 – 2012, on montait ainsi souvent des solutions mixes telles que Drupal – Magento ou WordPress – Prestashop. Dans le dernier cas, la mutualisation technique était souvent limitée au maximum. Et, bien souvent, toutes les parties techniques et Ecommerce restaient dévolues à la solution d’e-commerce.

Depuis quelques années, on assiste à la montée en puissance de solutions hybrides, capables de réunir en un seul socle technique des besoins avancés de gestion de contenu et d’e-commerce. De manière assez logique, cette évolution est portée par les solutions de gestion de contenu, qui proposent de base une approche beaucoup plus granulaire : un produit n’est finalement qu’un assemblage d’attributs de contenu auquel on ajoute des règles de gestion (mettre au panier, payer, livrer, …).

Cette vision était portée depuis longtemps par la solution eZpublish, qui proposait, dès les années 2005 (mais sans beaucoup de succès), un onglet e-commerce dans son tableau de gestion. Cette vision, c’est celle du « social commerce », là où le contenu est porteur de sens et d’animation pour les produits que vous souhaitez vendre.

On peut citer aujourd’hui les solutions bien connues comme Drupal Commerce, RBS Change. Même WordPress s’y est mis, avec un succès équivalent au dynamisme de sa version mère. A l’inverse, ni Magento ni Prestashop, pour citer les acteurs les plus connus du monde e-commerce Open Source, n’ont réussi à développer de solution de CMS pertinente.
Quelques acteurs propriétaires revendiquent également une forte capacité de personnalisation et de gestion d’animation éditoriale comme Websphère ou Intershop, mais très vite, les coûts d’intégration s’envolent.

Et, finalement, avec ces solutions-là, les enjeux techniques d’intégration sont les mêmes qu’avec des solutions d’Ecommerce traditionnelles : la facilité d’interfaçage avec votre ERP ou votre logisticien dépend de l’existence préalable ou non de modules portés par la communauté ou l’éditeur, la sécurité des transaction reste dépendante de votre VAD, … Il faut peut-être seulement prendre en compte que ces solutions étant plus récente, leur communauté n’est pas aussi riche et développée que pour d’autres acteurs.

Côté éditorial / fonctionnel, en revanche, les choses se corsent : si vous voulez un réel retour sur investissement lié au développement des parties éditoriales / interactives, il faut prévoir une vraie stratégie d’animation du contenu : cela va d’actions classiques de « community management », à de la production éditoriale importante pour alimenter votre contenu autour de dossiers, d’actualités, de nouveautés, … Vous devez intégrer dans votre planning marketing toutes les actions éditoriales menées pour garantir la transversalité de vos démarches promotionnelles.

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Conférence : De quoi est fait ton site ? Radio France

Marine SOROKO et Maziar Dowlatabadi, Responsable du webstudio, de Radio France ont co-animé une conférence dans les locaux de Radio France le 24 mars 2014.

De quoi est fait ton site ? C’est la question à laquelle ils ont tenté de répondre devant un public néophyte et extrêmement curieux.

Cette conférence débute par une explication approfondie des CMS en passant par les grands principes de la gestion de contenu Web, tout en soulignant la révolution que ces derniers ont apportée pour les Webmasters.

La seconde partie de cette conférence a été réservée au CMS Drupal et ce que ce dernier a apporté au groupe Radio France.

Retrouvez la vidéo de la conférence

De quoi est fait ton site ? par radiofrance

 

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Le positionnement dans le SERP de google devient payant : Le poisson d’avril 2014 !

Nous aimons, nous participons !

Olivier Andrieu du site abondance.com élu grand blagueur du 1er avril !

Pour ce premier avril 2014 le site abondance publie un article au titre assez racoleur.

« Exclusif : Google permet d’acheter aux enchères un positionnement en référencement naturel »

Google rendrait possible l’achat de positionnement sur son SERP Naturel ?

Il est évident que cette information est un excellent poisson d’avril très bien orchestré puisque nos followers ont également retweetté ou ajouté à leurs favoris l’article en question.

Ce billet reste néanmoins un joli clin d’œil aux derniers changements dans le SERP de Google (Panda et Penguin).

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AgoraCMS | L’événement Web et CMS | « Développez votre audience : du marketing à la technique »

agoracms

Après une première édition très réussie en 2013, AgoraCMS revient le 25 avril 2014 avec une nouvelle ligne directrice :

« Développez votre audience : du marketing à la technique»

AgoraCMS c’est :

  • 20 conférences animées par les plus grands spécialistes des CMS Open sources, Web marketing, ergonomie, design et technique
  • Plus de 350 visiteurs attendus
  • 2500m² dédié à l’accueil du public
  • Un amphithéâtre de 250 places
  • Deux salles de 80 places et une salle atelier de 60 places
  • Un cadre contemporain, ludique et chaleureux
  • Un espace de démonstration des CMS accessible toute la journée

Pour plus d’informations sur le programme ou une inscription n’hésitez pas à vous rendre sur www.agoracms.com.

 

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Drupal 8 : la puissance du « Core » (éléments natifs de Drupal)

Drupal 8 le relais

Retours sur Drupagora 2013 :
Animé par Léon Cros, cette conférence nous a permis de faire connaissance avec Drupal 8, et plus particulièrement son « core » (ce qui est inclus de base dans Drupal, le noyau). Les avantages en sont multiples : de la meilleure estimation du périmètre à la définition du budget, en passant par la pérennité du projet et ses contraintes techniques.

Et tout ceci grâce à la profusion de fonctionnalités intégrées au core de Drupal et à la présence de modules contributifs solides. Voici quelques exemples de nouveautés :

  • Entity reference intégré au « core »,
  • L’accès aux champs est simplifié : adieu les notions de langue ou d’index,
  • Views, le module le plus couramment utilisé est désormais intégré au noyau de Drupal,
  • Tout est bloc : simplification, multiples instances, entités extensibles, IHM améliorée,
  • TWIG : un moteur de template pour plus de facilité d’intégration,
  •  Le responsive design est de base et l’administration BO sur mobile est enfin possible,
  • La contribution est simplifiée via l’intégration native de CKEditor, utilisable dès l’installation du core et permet l’édition directe avec Quickedit,
  • Les modules deviennent des fichiers au format YML et donc modifiables via l’admin,
  • Programmation Orienté Objet : Symfony 2

Ainsi retenons de Drupal 8 qu’il est multilingue, mieux harmonisé, mieux intégré, modernisé, sécurisé et … facile à adopter !
Seul bémol : sa sortie estimée au deuxième semestre 2014… (après plusieurs reports)

Core-techs O. Haouas et M. Soroko

Retrouvez les supports des conférences animées par Core-Techs :  http://www.core-techs.fr/drupagora-le-5-d%C3%A9cembre-prochain

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Drupal multidevice : l’importance du support – retour Drupagora 2013

Nous vous livrons ci-dessous quelques-uns de nos retours sur les conférences Drupagora 2013. Celle-ci était menée par deux chefs de projet de France Télévision au sujet de la question du multi-support avec des sites en Drupal.

France TV Editions Numériques est un bel exemple d’utilisation de Drupal en multidevice (différents supports : mobile, tablette…), via son site Culturebox présentant l’actualité culturelle.

Chaque support doit s’adresser à tous les publics malgré la différence des usages (actualités/info live) :

  • Sur le web, la page d’accueil vit en fonction de la journée : live le soir et actu chaude dans la journée.
  • Sur la version mobile, l’importance est la réponse en continu et rapide sur les actualités à proximité.
  • Sur tablette, il faut une visibilité sur l’intégralité de l’offre et dans les meilleures conditions.
  • Sur TV connectée, le but est de répondre à un objectif de visionnage du live dans des bonnes conditions.

Pour répondre à ce besoin, les choix techniques ont été très importants à prendre compte ; d’où l’utilisation de deux templates spécifiques (web et web mobile), car la disponibilité des informations doit être distincte.
Le module RestWS a également été intégré pour une meilleure gestion de la sécurité, via la création de classes spécifiques et un développement et maintenabilité aisés.

Core-techs O. Haouas et M. Soroko

Retrouvez les supports des conférences animées par Core-Techs :  http://www.core-techs.fr/drupagora-le-5-d%C3%A9cembre-prochain

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Le flat design, une mode durable ?

Quand on parle de design Web, on s’intéresse très souvent aux tendances du moment et nombreux sont les sites qui proposent une veille active sur les modes et les pratiques du moment. La tendance depuis quelques mois, c’est le flat design : des design minimalistes aux lignes épurées et aux couleurs vives… La tendance a été lancée avec Windows 8, premier système d’exploitation en flat design.

Exemple d’application mobile en flat design
Exemple de flat design avec une horloge

Exemple de flat design avec une horloge

L’objectif, c’est de se démarquer par une grande lisibilité et simplicité des interfaces : fini les représentations compliquées, les arrondis ombrés, les formes alambiquées, les textures, … La typographie, avec l’utilisation des webfonts permet de structurer l’information. Les couleurs vives sont là pour dynamiser et faciliter le repérage dans le site.
Le flat design s’inscrit clairement dans la réponse aux exigences de l’UX (expérience utilisateur) et du Responsive Design (interfaces redimensionnables et adaptées à des écrans aux petites résolutions).

Mais, quand on est une agence, on se retrouve parfois confronté à une demande du client qui n’est pas du tout au fait des dernières tendances. Petit florilège des remarques: « Il est très bien votre prototype fonctionnel, mais quand pouvez-vous m’envoyer les propositions graphiques ? », « Euh, là c’est un peu criard les couleurs que vous avez choisi. Il faudrait pas réduire les images ? », « C’est pas très travaillé graphiquement, vos maquettes… Votre graphiste a été un peu rapide, non ? ».
Bref, pour un client qui n’est pas au fait des dernières tendances, il faut expliquer, parfois ramer pour faire comprendre l’objectif de la production. Certaines créations, pourtant complètement dans l’air du temps et assez réussies, sont également carrément retoquées.
A cela, j’ajouterai un certain paradoxe : alors que la norme CSS3 apporte enfin les outils aux intégrateurs pour gérer les ombres portées, les arrondis (…), sans avoir à découper d’images, ces normes deviennent obsolètes pour des design qui n’en ont plus besoin !

Exemple de flat design pour une application mobile

Exemple de flat design pour une application mobile

Dans un certain sens, le flat design illustre le mouvement pendulaire d’exacerbation de certaines tendances de fond : on cherche avant tout à faciliter la navigation, le repérage, et la navigabilité d’un site quel que soit le support. Nul doute que cette tendance n’est pas adaptée pour tous les projets, et qu’on reviendra dans certains cas à un peu plus, non pas de modération, mais de détails graphiques sur les interfaces.

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Dans les projets de refonte de sites Web, comment éviter les écueils liés à la reprise de l’existant ?

Tous les projets de refonte de sites Internet sont confrontés à la douloureuse question de la reprise du contenu éditorial existant. Les contextes sont toujours très hétérogènes. Voici quelques cas dans lesquels vous vous reconnaîtrez peut-être :

  • Le projet de refonte est également l’occasion de remettre à plat l’ensemble de la stratégie éditoriale : l’arborescence est revisitée, la structuration des contenus est améliorée, et la tonalité même des textes évolue. Dans cas, il n’y a finalement pas beaucoup de questions à se poser. On repart d’une page vierge, aussi, il n’y aura quasiment aucun contenu à reprendre.
  • Le projet de refonte est l’objet d’une remise en question de l’organisation et de la présentation des contenus : certains restent, d’autres évoluent et sont repositionnés dans l’arborescence, de nouveaux contenus sont produits, avec de nouvelles animations et mises en forme. Ici, c’est un entre-deux délicat à gérer : il faut pouvoir évaluer la charge que représente la refonte éditoriale partielle, qui est, généralement, toujours sous-évaluée. En effet, le questionnement du bien-fondé d’un article amène à questionner l’ensemble du corpus éditorial auquel il est rattaché.
  • La refonte correspond à une montée de version de la solution technique sous-jacente, ou à l’intégration d’une solution technique différente : dans ce cas, il faut prévoir une reprise automatique des contenus. C’est généralement assez simple quand on exploite la même solution mais dans une version supérieure. Ca se corse quand on change de socle technique : la structuration interne des contenus n’est pas la même, et il faut alors concevoir une migration de contenu avec des rapprochements de champs. Qui plus est, la structuration des attributs de contenu n’est souvent pas la même, et un retraitement, parfois délicat, s’impose.

Il existe beaucoup d’autres situations, et chaque projet de reprise auquel nous avons été confrontés à toujours présenté des particularités auxquelles il a fallu faire face. Si nous devions formuler quelques conseils, les voici :

  • Anticipez, anticipez, anticipez : si vous commencez à penser à la reprise une fois le site en cours de recette, c’est déjà beaucoup trop tard, (et n’imaginez pas faire votre reprise en même temps que la recette !)
  • Majorez d’au moins 100% la charge allouée à la reprise : ces tâches sont toujours sous-estimées, et vous serez toujours confrontés à des questions d’organisation que vous n’aurez pas anticipé,
  • Organisez votre travail de reprise : qu’il s’agisse d’une reprise manuelle, automatique ou semi-automatique, définissez des jalons, des étapes et « taylorisez » vos tâches : faites simultanément tous les redimensionnements d’image, faites simultanément toute la création de l’arborescence, constituez un fichier Excel de correspondance contenu – visuels, répartissez le rédactionnel entre plusieurs contributeurs, organisez deux à trois sessions de relecture, …

Nous vous proposerons dans un prochain article une méthodologie de reprise détaillée.

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CO.Bâtissons : la plus belle campagne de crowdfunding de l’année

Ca y est ! La campagne de financement pour l’aménagement du nouveau lieu s’est achevée avec un succès inespéré !

crowd funding la cantine

crowd funding

Lancée depuis deux mois, cette campagne a permis à Silicon Sentier de récolter 113 659 €.

C’est 162% de l’objectif atteint en 50 jours, grâce à 606 contributions. Encore un beau témoignage de la vitalité du numérique francilien et de l’extraordinaire dynamisme de cette équipe.

Core-Techs est fier de soutenir ces initiatives et de prendre part à ce projet.

 

 

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Le nouveau site du CROUS de Strasbourg

Il est sorti depuis quelque temps, on ne vous en avait pas parlé, voici le site du Crous de Strasbourg : des outils pour simplifier vos recherches, créer un compte en ligne, consulter les menus et vous informer sur l’actualité étudiante de la ville !

Réalisé en Drupal, ce site sera suivi très prochainement par un site dédié à la restauration.

CROUS de Strasbourg - drupal

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